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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 18:24

 

 

noix p300

 

 

J'ai un peu peur de vous lasser avec mon petit jeu,

mais j'ai beaucoup de mal à résister au plaisir de partager mes trouvailles. 

 

   

Que vous dire sur le premier objet  ?

 

Je ne peux  pas vous donner beaucoup de détails sur sa fabrication, sous peine de réveler son secret,

mais ce que je peux vous dire, c'est qu'il est gros comme une noix

.... car il est fait avec une noix,

qu'il est ici représenté "de dos",

et que côté face, on a pratiqué dans la coque une petite fente horizontale de 1 à 2 centimètres de long.

 

 

 

sac p250 

 

 

 

Et voici le deuxième objet

 

 

 

superbe, n'est-ce pas ?

 

Je vais vous permettre de l'imaginer en couleur :

 

Il est en cachemire rouge.

Les morceaux sont reliés entre eux par un travail au crochet, réalisé avec de la soie noire.

Les rosaces en frivolité ou en mignardise sont aussi faites en fine soie noire.

La broderie au point russe est réalisée en soie jaune.

 

Et mon tout fait une quinzaine de centimètres de haut.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

L'un de ces objets sert encore très couramment aujourd'hui,

l'autre moins, voire même plus du tout

 

et cette petite fille sage vous donnera la réponse dans quelques jours.

Bon week end ! 

 

 

 

Mercredi 28 Juillet 2010

 

 

Un grand bravo à Marie et Maryse

qui ont quasi simultanément trouvé la réponse  concernant le

premier objet mystère .... que je croyais introuvable !

 

    

fillette lisant p250

 

 

 

Voici donc ce qu'est le premier objet :

 

 

un enrouleur pour mètre ruban

 

noix metre p300

 

Incroyable non de fabriquer ce genre d'objet dans une noix !

 

 

Je vous résume un peu sa fabrication : 

après avoir été bien nettoyée, chaque coquille est un peu creusée à chaque bout afin d'obtenir une petite ouverture ronde quand les deux coquille seront jointes. 

 

On prend un morceau de baleine rond, un peu plus long que la coquille; à chaque bout on fixe une grosse perle recouverte de soie verte.

L'avantage de la baleine était de pouvoir être trouée, afin de passer l'aiguille et de pouvoir y fixer fermement l'extrémité du mètre ruban.

 

On enroule le ruban, on passe l'autre extrémité dans la petite fente que l'on aura au préalable pratiquée sur une des coquilles, puis on soude les deux parties de la noix avec de la colle forte.

 

Ne reste plus qu'à la vernir avant de la recouvrir d'un filet fait avec de la soie verte.

Sans oublier aussi de fixer au bout du ruban un petit anneau oblong un peu plus long que la fente, que l'on recouvre d'un point de feston, toujours en soie verte.

 

Modèle paru dans la Mode Illustrée du 29 mars 1868.

 

 

 

 

Et le deuxième objet ?

 

Les couleurs ne collaient pas trop avec l'hypothèse de l'aumônière, de la bourse pour communiante, 

 

Il s'agit en fait

 

d' un sac à tabac

 

Regardez bien le haut :  il est fait au crochet, en soie noire, et dans les mailles du dernier rang, on a passé un ruban élastique afin que le sac se referme "automatiquement".

 

 

La Mode Illustrée proposait souvent à ses lectrices d'en confectionner, et je vous assure qu'ils étaient tous aussi jolis les uns que les autres.

Ces messieurs étaient gâtés !

Celui ci est paru dans le numéro du 14 février 1869

 

 

Et maintentant, lmaissez bien reposer vos méninges

afin d'être en forme le week en prochain,

pour les 2 nouveaux objets.

 

 

 

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 16:25

 

 

 

1868-08 p400

 

 

 

C'est encore moi !

Avec mes petits jeux d'été !

 

 

ben oui ... je profite de ce que je suis en vacances pour vous envahir avec mes objets anciens

 

 

Donc cette fois ci, je vous propose 2 objets plus faciles que la dernière fois me semble-t-il.

 

Plus faciles entre autre parce qu'ils sont encore utilisés aujourd'hui avec des formes quasi identiques.

 

J'ai bon espoir que vous trouviez rapidement cette fois-ci.

 

 

Le premier objet en haut est un  étrange ouvrage au crochet tunisien,

travaillé avec du fil gris, puis les côtés sont festonnés avec de la laine rouge.

 

Le dessin est tronqué : en fait les deux bandes verticales de gauche sont les deux extrémités d'une longue bande de 1,13 mètres.

Idem pour les deux bandes verticales de droite.

J'ai rajouté un trait violet en haut pour essayer d'illustrer les parties manquantes.

 

 

 

 

 

 

 

Le deuxième objet est magnifiquement orné d'une broderie de perles.

 

Zig zag en perles blanches et noires sur un fond en perles grenat.

 

1868-15 p400

 

 

 

Remarquez la finition avec le petit bourrelet de perles tout autour.

La poignée aussi est brodée de perle.

 

L'image est un peu déformée car l'illustration était au niveau de la reliure que je n'ai pas voulu trop écraser en faisant mon scan.

L'objet est parfaitement ovale et symétrique en réalité.

il mesure environ 17 cm de large.

 

 

guirlande_fleur.gif

 

 

Mercredi 21 Juillet 2010

 

Un grand bravo d'abord à Michèle et Casse-Bonbec, qui ont été les premières à donner précisément la bonne réponse pour la 1ère (Michèle) et 2ème (Casse-Bonbec) énigme.

 

 

 

Donc, comme d'hab, vous trouverez les réponses juste après ce charmant bébé de 1868 qui apprend à marcher

 

1868-08 p300

 

Et oui ... vous avez remarqué ?

 

On l'aide à faire ses premiers pas avec l'objet mystère n° 1

 

Ces bretelles pour apprendre à marcher ont été trouvées dans La Mode Illustrée du 26 juillet 1868,

 il y a donc presque exactement 142 ans jour pour jour,

 

mais vous pouvez encore les trouver aujourd'hui dans le commerce, elles n'ont pratiquement pas changé !!!

pour preuve cliquez ici

 

 

 

 

Le deuxième objet mystère est aussi encore souvent utilisé aujourd'hui, même si c'est sous d'autres formes,

 

 il s'agit d'une

 

brosse pour nettoyer la table

 

 

trouvée dans la Mode Illustrée du 1er novembre 1868, et qui était accompagné de ...

 

sa pelle !

 

1868-16 p300

 

elle aussi en perles comme vous le voyez

(et là ... côté pratique .... les miettes dans les perles .... j'ai des doutes  ) 

 

La revue explique comment confectionner cette pelle à partir de carton et de laiton, le tout recouvert de broderie et de mosaïque de perles

pffff ....  quelle patience !

 

 

 

La revue indique que l'on peut acheter une brosse que l'on recouvre de broderie de perles,

mais qu'il est possible aussi de confectionner soi-même sa brosse.

 

brosse table p300

 

 

Si je vous ai mis cet exemple, c'est parce qu'il y avait le joli ensemble brosse + pelle,

 

mais ces brosses de tables étaient très souvent proposées à cet époque, plutôt sous la forme que vous voyez à gauche,

 

et elles étaient habituellement entièrement confectionnées-maison, avec des bandes de tissu (noir)  étroites et très longues, coupées en pointe et roulées serrées sur elles mêmes avant d'être collées au support de bois.

 

 

 

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 13:30

  1879-21 p350

 

 

Voici 2 nouveaux objets mystère 

 

 

Le premiersemble facile : c'est une de ces indispensables petites boites que servent à rangertout not' merdier

 

Et pourtant NON.

 

Son utilité première n'est pas de ranger quoi que ce soit !

 

Je vous ai mis ce modèle que je trouve très joli et qui permet aussi de ranger, mais la plupart du temps, on ne peut rien ranger dans ces boites car elles sont pleines dès l'origine.

Dans celle-ci, c'est la partie centrale qui fait la fonction.

 

 

Je vous la décris en quelques mots :

Elle est faite à partir d'un boite ovale de 17cm de long sur 10 de large

(mais la forme n'a pas d'importance pour deviner)

 

Le contour et les deux petits couvercles sont recouverts de "papier-canevas" (?) , orné d'applications en même papier, mais chamois, et fixées par des points en soie bleu clair et blanche.

 

Une bordure en cuir imprimé d'or garnit les contours.

 

Le milieu est recouvert d'un coussin en satin bleu et orné d'une poignée en bronze doré.

Les compartiments à l'intérieur sont garnis de papier moiré.

 

Cette boîte est d'autant plus mystérieuse que, même en sachant ce que c'est ... je ne vois pas très bien à quoi ça sert exactement

 

 

 

Le deuxième objet

 

 

1870-01 p350

 

 

heu ... je vois pas très bien quoi vous donner comme indice.

 

Sachez seulement qu'il est fait en filet noué.

La revue explique bien tout le détail : la taille du moule à employer, le nombre et le type de mailles , etc

Le filet terminé est resserré en bas et orné d'une grosse houppe de laine rouge.

On prend ensuite un jonc qu'on glisse dans les mailles de la partie supérieure. On donne la forme du cercle, puis on replie le jonc et on lie les deux morceaux avec de la laine rouge pour former le manche.

 

La revue ne précise pas de taille, mais je dirais que le filet doit faire environ  25 à 30 cm de hauteur.

 

 

 

 

 

Et un petit objet en plus,

pour compléter les accessoires de toilette du jeu précédent.

 

 

Voici donc un sac à savon de 1868

 

Sac à savon P200

 

il est fait en flanelle blanche, festonnée de laine rouge.

Le plus grand morceau a 22 cm de long et 15 de large.

 

Mon extraordinaire sens de l'analyse et mon intelligence hors du commun

m'ont d'abord fait penser qu'il s'agissait d'un sac pour ranger le savon.

 

vi vi

vous aussi ?

 

et b'en j'pense qu'on a faux

car la revue dit qu'il faut poser le petit morceau sur le grand de façon à ce qu'il soit un peu bombé,

"et que l'on puisse aisément y passer la main"

 

Il s'agirait donc plutôt d'un gant de toilette si je comprends bien

Avec même la petite boutonnière en haut pour pouvoir l'accrocher. 

 

 

 

Mercredi 14 juillet 2010  

la réponse est juste après cette petite fille

de 1869 qui saute à la corde

 

1869-19bis p200 

 

 

Commençons par l'objet mystère n° 2,

le plus simple ... quand on sait ce que c'est !

il a été trouvé dans un numéro de la Mode Illustrée de 1870

 

et non, il ne s'agit pas d'un filet à papillon mais d'un

 

filet pour cuire les oeufs durs

 

vous ne vous attendiez pas à ça, hein ?

  

 

L'une d'entre vous avait  finement remarqué le petit crochet à gauche.

Grâce au manche et à ce petit crochet, le filet tenait sur les bords du chaudron.

On pouvait ainsi cuire une bonne douzaine d'oeufs (et oui .... c'était l'époque des grandes familles) sans risque de les casser dans le fond du chaudron.

 

 

 

 

 

Le 1er objet mystère est plus énigmatique, même quand on sait ce que c'est.

 

Il s'agit d'un

 plomb pour travaux de couture

 

 

Le modèle que je vous proposais était un modèle assez élaboré de 1869. Le milieu cache un bloc de plomb, et sur les côtés étaient aménagés deux compartiments permettant de ranger son petit matériel de couture.

 

 

 

plomb couture 2 p250

La Mode illustrée proposait souvent à ses lectrices de se confectionner leur plomb de couturière.

 

Le plus souvent il s'agissait de simples boîtes comme celle ci à droite, de 1870.

 L'intérieur était rempli avec une plaque de plomb ou de la limaille, et l'objet ne permettait pas toujours de ranger quoi que ce soit d'autre.

 

 

 

 

Voici un autre modèle, de 1868. Il s'agit d'un simple (mais si joli) petit coussin rempli de sable.

 plomb sable p300

 

Mais à quoi pouvait bien servir ce plomb pour couture ?

et bien ça, je l'ignore ...

je suis nulle en couture

 

 

j'espère que l'une ou l'un d'entre vous me donnera la solution.

J'ai eu plusieurs réponses dans les commentaires (je les ai signalées en y répondant en rouge)

L'idée de Jacqueline d'aller voir dans le Dillmont est excellente, on y trouve  même une illustration de la façon d'utiliser ce plomb en couture.

Un peu trop long à rajouter ici, mais je ferai sans doute un autre article la dessus.

 

 

 

 

hi hi  .... j'avoue avoir été particulièrement cruelle sur ce jeu là,

 

 

 En tout cas merci à vous de participer.

On en fait d'autres ?

 

 

 

guirlande_fleur.gif

 

Ah oui, encore une petite chose à vous dire.

 

Si vous avez envie de vous confectionner le porte aiguille en forme d'étoile du jeu précédent,

postez un petit commentaire dans ce sens,

et je vous enverrai l'intégralité des explications publiées dans la Mode Illustrée.

 

 

 

 

 

 

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 14:56

   

  obj1

 

   

Que diriez vous de quelques petits jeux cet été ?

 

L'idée m'en est venue en feuilletant (encore et encore ) mes vieux magazines des années 1870-1880

 

Je suis toujours admirative devant les objets que ces dames confectionnaient elles mêmes à la fin du XIXème siècle.

 

Il s'gissait toujours de joindre l'utile à l'agréable, de favbriquer et de décorer les objets du quotidien.

 

Certains sont complètement oubliés, mais d'autres servent encore aujourd'hui, et parfois nous les fabriquons toujours nous mêmes.

 

Alors voilà, je vous propose deux objets

 à vous de deviner ce que c'est

 

 

Le premier, tout en hauteur que vous voyez en haut de ce billet, mesure environ 4 cm de large sur 8 à 10 cm de hauteur.

Il est recouvert de taffetas brun brodé au point russe avec de la soie brune de nuance claire.

Il s'ouvre en étoile, mais je ne peux pas mettre l'image de l'objet ouvert pour l'instant, son utilisation en serait trop évidente

 

Après l'objet tout long, voici l'objet tout rond (ou presque).

Sa taille n'est pas précisée dans la revue, mais je suppose qu'il fait environ 15cm. 

Comme vous le voyez, le dessus est tricoté ...  en laine rose précise l'article.

 

obj2 p200

 

 

Ce sont deux objets sont tout à fait courants encore aujourd'hui (sous d'autres formes ... mais ils servent).

 

J'espère que ce petit jeu vous amusera

 

Et comme d'habitude avec moi ... y a rien à gagner

 

 

Mercredi 7 juillet 2010  

la réponse est juste après cette petite fille

de 1870 en "tenue de gymnastique" 

 

costume de gymnastique p200 

 

 

 

Et bien vous n'avez pas manqué d'imagination .... ni d'humour

Bravo à tous ceux et celles qui se sont lancés

 

 

Pour le premier objet mystère,

beaucoup d'entre vous avaient effectivement deviné qu'il s'agissait

 

d'un porte-aiguilles

 

 

obj1_2

 

 La Mode illustrée du 8 mai 1870 explique en détail sa fabrication.

 

Je vous résume : un socle formé de 3 cartons de tailles légèrement différentes pour obtenir l'arrondi, et collés les uns aux autres.

Puis 5 branches decarton coupées en pointe et qui seront reliées au socle par un système d'élastiques.

Je vous ai déjà parlé de la décoration extérieure. A l'intérieur de chaque branche on fixe une pelote (garnie de ouate) sur laquelle on aura brodé le numéro des aiguilles

(j'adooooore ce détail  ),

 

On fixe aussi au centre une grosse pelote ronde pour les épingles, avec un trou en son centre pour le mat.

Ce dernier est en bois, on fixe une boule en haut et on recouvre le tout de taffetas brun, puis on orne d'une soutache d'argent.

Enfin, sur une branche, on attache un petite anneau recouvert de soie brune, destiné à maintenir l'étoile fermée.

 

 

 

 

Le deuxième objet mystère

 est ...  tout simplement

 

une éponge !!!!!!

 

 

La même revue explique que cette éponge servira

pour les "bains destinés aux enfants".

 

Elles se compose d'un coussin rond bombé fait avec des bouts de laines de toutes sortes défilés.

On recouvre ce coussin d'une enveloppe tricotée à l'endroit de laine rose, sur laquelle on place une seconde enveloppe pareille faite avec de la laine blanche .

Les deux enveloppes sont assemblées par des mailles simples au crochet, suivies d'un petit picot rose toujours au crochet.

 

Mazette !!!  on fabriquait ses éponges !!!

  

 

Pourquoi ? 

les vraies éponges naturelles sont utilisées depuis très longtemps et devaient être connues.

 Trop chères ?  

Pourquoi leur préférer cette éponge tricotée et bourrée de bouts de laines qui risquait d'être un peu rèche,

et qui devait très mal sécher ?

 

 

 

Et puisqu'on faisait ses éponges, on faisait aussi ses

 

 gants de toilette !!!

 

Gant p200

 

Voici donc un "gant pour savonner", fait d'un carré de flanelle blanche double de 20 cm, arrondi sur les côtés, festonné en laine rouge sur les bords et brodé au point russe.

On fait une boutonnière sur un angle et on pose un bouton sur l'angle opposé.

 

L'usage devait en être nouveau car la revue (10 avril 1870) trouve utile de préciser qu'il faut

 

"fermer le bouton par dessus la main quand celle-ci veut savonner;

on frotte le savon sur la flanelle avant d'employer celle-ci"

 

 

ben vi .... c'est mieux quand c'est dit .... on se pose moins de questions

 

 

 

 

 

  Si ça vous plait, j'ai cherché (et trouvé ) plein d'autres jolis objets mystères que je vous proposerai de deviner cet été.

 

 

 guirlande_fleur.gif

 

 

 

Et enfin, un grand grand grand merci pour tous ces petits mots gentils que vous m'avez laissés pendant cette pause.

Même si je n'ai pas répondu à chacune, cela m'a beaucoup touché.

 

Avec ces petits jeux d'été, je vais essayer de reprendre mes marques sur ce blog oublié .

Je compte bien aussi refaire de "vrais" articles, mais en essayant de garder un rythme plus raisonnable pour moi

 

Papillon et moi même vous souhaitons un Bon été 2010

 

 

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 08:00

 

paq04 p400

 

 

Extrait du numéro du Dimanche 3 Mars 1907 de

  

Broderie Moderne

Journal hebdomadaire des Arts et Travaux féminins

 

 Nous avons pensé être agréable à beaucoup de nos lectrices en leur donnant dans ce numéro une idée pour les cadeaux qu'elles peuvent avoir à faire à l'occasion de Pâques.

Il s'agit d'un oeuf recouvert d'une jolie dentelle de Bruges.

Pour les faciliter, nous pouvons leur fournir cet oeuf qui contient une livre de bonbons de chocolat, ou toute autre friandise, fruits glacés, etc.

Il est en pâte dure, très résistante et incassable , dessus rose ou bleu pâle, garni de galons de même nuance et d'un fermoir de métal.

 

Le dessus en dentelle sera cousu au galon qui entoure les deux côtés de l'oeuf, ce qui permet un montage facile et vite fait.

Vous remarquerez, chères lectrices, que la dentelle comprend trois pinces de chaque côté; ces pinces servent à donner l'ampleur indispensable pour recouvrir l'oeuf qui est fortement bombé.

 

Un gros noeud de ruban de teinte assortie garnira l'extrémité de l'oeuf, qui est munie d'un anneau de métal ce qui permettra de le suspendre lorsqu'il aura été allégé de son contenu.

 

A peu de frais, vous confectionnerez vous même un délicieux objet, d'autant plus apprécié qu'il sera peu commun, ayant été créé spécialement pour vous, chères lectrices.

  

 

Fournitures : Un oeuf bleu ciel ou rose, avec fournitures pour la dentelle, 5fr.50; port 0fr.30. L'oeuf seul 3fr.75;port 0fr.30;   Les fournitures pour la dentelle nécessaire aux deux côtés et le dessin, 1fr.75 franco.

L'oeuf tout monté recouvert de dentelle avec ruban, 11fr.75; port, 0fr.60

 

 

(hi hi, il y avait des petite futées qui l'achetaient tout fait, vous avez remarqué ? )

  

 

paq01 p400

 

 

 

C'est avec cet oeuf splendide que Dentelle et Papillon vous souhaite de passer un très bon dimanche de Pâques

  

paques6 p300

 

 

 

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 21:45


cottier01 p500

































Les collectionneurs de timbres ou les numismates par exemple sont à l'affût de la pièce rare : le timbre édité en toute petite série ou le tirage d'un billet comportant une erreur.

Et bien les dentellières-collectionneuses de fuseaux ont aussi leurs pièces rares, leurs petites séries, leurs séries "ratées"

Vous devriez voir le sourire ravi de la collectionneuse de fuseaux quand elle tient dans sa main ....

un fuseau Cottier

cottier06 p300
ah ben oui ... on voit mal .... je sais ....
because au moment où j'ai voulu prendre la photo du fuseau dans la main de la dentellière
...
il a été odieusement 'rapté' par Papillon

Une image insoutenable ....
La police est sur l'affaire
Je vous tiendrai au courant


Tant pis, vous l'avez vu sur la photo du haut, en début d'article.

Bon alors, pourquoi dit-on fuseau  "Cottier"   ?




Et bien ce fuseau a été inventé par un certain
  Monsieur Jacques Cottier
 de Craponne.

cottier08 p500


Et pourquoi ce Monsieur Cottier était-il si fier de ses fuseaux ?

Car pour être honnête, ils sont plutôt moches,
z'ont une drôle de forme de tonneau avec un long cou maigre
Sont même pas joliement décorés

Alors ?


Et bien  Monsieur Jacques Cottier, comme tous les fabricants de dentelle,  tenait à ce que les dentellières lui remettent
des dentelles propres.

En effet les dentelles étaient vendues sans être lavées au préalable, pour éviter de les déformer.
Et pour avoir une belle dentelle immaculée, il faut travailler avec un beau fil immaculé.

Mais ces mêmes marchands ne voulaient pas fournir le fil aux dentellières (de peur qu'elles ne fassent des dentelles qu'elles vendraient pour leur propre compte), 
Ils  leur demandaient donc d'acheter leur fil.

C'était une grosse mise de fond, alors elles avaient tendance à acheter le fil le moins cher au dépend de la qualité et elles cherchaient à ne pas en perdre un seul centimètre, même s'il était un peu abîmé ou sali.  

Il y avait aussi les dentellières moins soigneuses qui touchaient leur fil avec les mains ....
mains qui venaient juste de touiller la soupe ....
forcément.... ça salit.

De plus, elles travaillaient près des cheminées, des cuisinières à charbon, à la lumière des bougies, des lampes à huile ou à pétrole, autant de choses qui n'aidaient pas à garder le fil blanc.


Alors Monsieur Cottier s'est dit que plutôt que d'enrouler le fil autour du fuseau,
à l'air libre, sans protection,
peut être pourrait-t-on le protéger
DANS le fuseau.


cottier07 p300

Il inventa donc ce fuseau creux qu'on pouvait dévisser pour y loger une toute petite bobine de lin.

Un petit trou dans le fuseau pour sortir le fil, deux morceaux de caoutchouc pour le coincer jusqu'à la tête, et enfin un autre petit trou dans la tête du fuseau pour y passer le fil, comme dans le chas d'une aiguille.

cottier03 p500


Ce système avait un autre avantage, celui d'éviter la corvée de l'embobinage des fuseaux.
Jacques Cottier va proposer deux tailles différentes (je pense que celle que je vous présente est la petite, mais je n'en suis pas sûre)

L'idée était excellente et fut de nombreuses fois primée, notamment à l'exposition universelle de Paris en 1900 !
c'est pas rien quand même  !


Mais si le fuseau Cottier plaisait beaucoup au jury dans les expositions, ce n'était pas du tout la même chose avec les dentellières qui ne l'ont jamais vraiment adopté.


cottier05 p200
Parce que bien sûr, si on avait des fuseaux Cottier,
il fallait acheter le fil en petites bobines faites exprès,
vendues dans la ravissante petite boîte que vous voyez sur la première photo

....  charmant tout ça, mais horriblement cher !

dans son comm', Thomas m'a appris que ces fuseaux n'étaient pas vendus mais loués, et restaient la propriété de Cottier (merci pour l'info)



De plus, ces fuseaux qu'on dévisse et qu'on revisse sont fragiles.

Et puis, bien que je n'ai jamais essayé de travailler avec, vous ne m'enlèverez pas de l'idée qu'ils ne devaient pas être très pratiques.

Je ne suis pas sûre que le fil était vraiment bien tenu par ces deux petits bouts de caoutchouc.
N'avait il pas tendance à se dérouler plus vite que prévu dès qu'on tirait un peu trop dessus ?
et quand le fil était trop long, pour le raccourcir, pas possible de le re-enrouler en le faisant rentrer à nouveau dans le coeur de la petite bobine
(Dans sa notice Jacques Cottier dit qu'il faut pincer le surplus entre les deux caoutchoucs ... bof ...)



Beaucoup d'honneurs et très peu de ventes,

la production des fuseaux Cottier fut donc très limitée dans le temps

.... c'est ce qui fait tout son succès aujourd'hui



cottier04 p200
Fuseau " Cottier "
C'est comme le Port Salut  ...  c'est écrit d'ssus


Si vous voulez vous amuser à lire toute la notice du fuseau Cottier,
c'est ici, chez Sophie



Lisez aussi les comm' de thomas sur cet article, entre autre sur l'utilité du fuseau Cottier comme barrière contre les microbes  

A la lumière de ce comm', je pense que mes Cottier sont le petit modèle pour amateur (étant donné le joli carreau chic qui les accompagnait)





Et ne manquez pas aussi de lire ici le comm' de Thomas sur l'article des fers à coque,  expliquant comment une repasseuse peut s'y prendre pour juger de la chaleur du fer. Super !











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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 12:00


coque01 p500



Voici un   

fer à coque



   vouiiiiii .....  et j'en fais quoi , moi, de ce fer à coque ?  


et bien vous allez vous en servir pour gonfler les coques de vos rubans bien sûr !
comment avez vous pu vous en passer jusqu'à maintenant  ?


Bon, allez, soyons sérieux : il s'agit donc d'un petit instrument de repassage avec une tête en fer en forme d'oeuf, et un long manche terminé par une poignée en bois qui permettait de ne pas se brûler quand on retirait le fer de la braise.

Celui que je vous montre fait 30 cm de long par exemple, mais il en existe de toutes les tailles, avec des têtes parfois énormes ou minuscules.

coque02 p200

Leur nom vient du fait qu'ils servaient beaucoup à mettre en forme
les "coques" des rubans
c'est à dire les boucles des noeuds faits avec des rubans

Et oui, les noeuds et les rubans ont longtemps été un élément très apprécié pour orner les toilettes, on en mettait partout, on s'en couvrait parfois de la tête au pied

Ainsi donc, selon la taille du ruban, il fallait bien sûr un fer à coque plus ou moins gros pour donner du gonflant aux boucles.




On trouve souvent ce type de fer dans les brocantes, mais rarement le petit socle en bois qui va avec.

Il  s'agit généralement d'un petit socle rond avec un trou au milieu dans lequel on piquait le manche en bois, après avoir fait chauffer le fer sur la braise.
Ainsi le fer était-il à la verticale, et la repasseuse n'avait pas besoin de le tenir : elle avait les mains libres pour manipuler les rubans et se servir de la boule pour les repasser et les mettre en forme.

Ce fer ne servait pas qu'aux rubans, il servait aussi beaucoup à donner du gonflant aux manches ballon, aux bonnets de dentelle, tous ces éléments si difficiles à repasser avec un fer plat qui écrase tout.

On les appelaient aussi parfois fers à bouillonner


coque03 p400
Pour l'avoir essayé, je puis vous assurer que c'est vraiment magique pour donner du volume aux petites manches des anciennes robes d'enfants par exemple, aux dentelles froncées, aux coiffes ...

Non, non, je n'ai pas mis mon fer coque sur la braise .... j'ai investi dans un fer ultra moderne

" le fer à coque électrique universel "
le Coq Babeth "



"Ultra moderne" est peut être un peu exagéré, dans la mesure où ce fer date des années 1950.

C'est à la fois très loin et très proche : dire que dans les années 50, on avait encore besoin de fer à coque, au point d'en créer une version électrique !


Il est donc électrique, plus besoin de braises, et en plus vous avez vu :  il se tient droit tout seul !





En position droite, le mode d'emploi dit qu'il est parfait pour "les velours, tissus gaufrés, nids d'abeille, smocks, voilettes, manches ballon, bouillonnés large"



Mais en plus, le coq Babeth est équipé d'une astuce technique révolutionnaire :
une béquille


Vous êtes abasourdi(e)s  n'est-ce pas ?

C'est normal, car imaginez que cette béquille, qui tourne autour de l'axe, vous permet de le pencher de tous les côtés!

coque04 p300coque08 p100





Ainsi, la pointe en l'air comme sur la photo , il convient pour "toutes les fronces, volants de rideaux et autres, petites dentelle type Valenciennes".


En position 3, pointe en bas, il servira aux 'hauts des manches, bouillonnées étroits, fronces entre les smocks, soutien-gorge, casquettes, mise en forme du feutre".



En position 4, position couchée, il servira à "certains bouillonnés et les bords roulés des chapeaux".


Enfin en position 5, à l'envers, on le prendra à pleine main pour "les pointes de col et l'ouverture des coutures"





Ce fer a remporté  un "gros succès aux salons des arts ménagers" précise la notice
et il fut médaillé d'or à Paris en 1950 et Bruxelles en 1953
non mais .....


mon fer coq  nécessite aujourd'hui un petit transformateur (merci Eric ) car il marche au 210.
Mais j'ai vu qu'il en existait qui fonctionnaient au 220v , et je sais même qu'il s'en est fait avec thermostat  !
 oui madame !
hyper pratique le thermostat (because le mien, je suis obligée de le débrancher  régulièrement pour ne pas qu'il chauffe trop et brûle les dentelles)

coque05 p200


La notice du Coq Babeth parle de chapeau
 et il semble effectivement que les fers à coque aient aussi servi aux chapeliers pour
coquer
c'est à dire à "donner une forme arrondie aux bords d'un chapeau"

Dans leur "dictionnaire des textiles", M Baum et C Boyeldieu parlent du 
coq 
"petit fer à repasser à manche, il est terminé par une pièce sphérique ou oblongue, servant à tirer à chaud le tissu ou le feutre dans la fabrication des chapeaux"

Je n'ai jamais su s'il s'agissait vraiment  du même fer que les fers à coques des repasseuses ?
Si certain(e)s ont des infos plus pointues à ce sujet .....


Si vous voulez vous régaler et voir toutes sortes de fers à repasser aux forme très inattendues parfois, vous pouvez vous plonger dans le petit ouvrage de F. Crestin-Billet : "La folie des fers à repasser" , vous y verrez entre autre bien sûr plusieurs modèles de fers à coque dont certains avec leur petit socle de blois.
On trouve encore ce petit livre : 9,40€ , c'est pas une ruine.

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 20:30




Oui, c'est vrai ....  je ne suis pas très présente sur mon blog en ce moment

mais, comme pour tout le monde je crois, le mois de décembre est un peu bousculé.

Et puis l'article que je préparais cet après midi a été victime d'un problème technique    qui m'as bien mis la rate au court bouillon, et que je n'ai pas le courage de résoudre ce soir.


Alors pour me faire pardonner et vous faire patienter, je vous propose une petite idée de cadeau de Noël
.... quoi que, si vous voulez le faire pour l'offrir le 25 décembre.... va falloir être rapide





Vous vous souvenez du petit nécessaire à Frivolité ?

Dans le même style, voici un délicieux

petit nécessaire à ouvrage


paru dans la Mode Illustrée du 7 mai 1871.




Je vous résume les explications données dans la revue :

On le fait en maroquin noir et flanelle rouge.

L'intérieur est garni de pattes destinées à maintenir les ciseaux et autres ustensiles de couture. Sur le côté opposé se trouvent des feuilles de flanelle destinées aux aiguilles.

Au centre, on fixe une boîte devant contenir le fil, la soie, etc; le couvercle de cette boîte est garni d'une pelote dont le milieu, creusé, contient le dé à coudre.

A l'extérieur et à l'intérieur, on orne le nécessaire d'une broderie au point russe.
(Qu'est-ce qu'ils appelaient "point russe" à l'époque ????)




Ça me fait toujours rêver ce genre de p'tites choses,  pas vous ?



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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 15:40





Après mon  billet sur les Mouchoirs, peut être avez vous recherché, et retrouvé, quelques mouchoirs chers à votre coeur.

Nous avons vu que les mouchoirs étaient des objets précieux, et ils étaient généralement soigneusement rangés dans de très jolis sachets à mouchoirs

Je vous propose d'en admirer un, et peut être de le confectionner si vous vous en sentez le courage.... et l'envie, pour ranger votre mouchoir de communiante, le mouchoir de mariée de votre mère, grand mère ou arrière grand mère, le petit mouchoir brodé par votre fille à l'école pour la fête des mères ....

Vous pouvez l'adapter aussi pour en faire un petit nécessaire à couture, ou un sachet pour les fuseaux par exemple .... je laisse parler votre imagination.



En cliquant sur le petit dessin en couleur, vous aurez la grille






Et voici le déatil des explications, tel qu'il était donné dans la revue La Mode Illustrée où j'ai trouvé ce modèle ....  très kitsch .... mais moi j'aime ....




"On coupe d'abord un morceau d'étamine crème ayant 25cm de largeur et 47cm de longueur; on le replie; on exécute la broderie sur la partie supérieure.
....
Après avoir terminé la broderie, on double le morceau avec de la satinette crème, et avec du satin bleu pâle doublé de ouate parfumée; on replie l'angle supérieur de la broderie; on le recouvre avec de la peluche crème;
on découpe l'étoffe au dessous de la peluche; on encadre l'angle avec de la grosse ganse d'or; on y fixe une bande de satin bleu pâle prise en biais ayant 1/2cm de largeur, ainsi qu'une dentelle froncée ayant 6cm de largeur; on coud ce coin sur le sachet.

Le coin encore libre de la doublure est recouvert avec du satin bleu pâle; on assemble l'étoffe du dessus et la doublure; on encadre le sachet avec une grosse ganse de soie bleue, nouée aux coins en bouclettes.

On complète le sachet par un noeud fait en ruban de faille bleu pâle ayant 2,5cm de largeur, et par des rubans semblables cousus aux bords transversaux, servant à fermer le sachet."





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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 18:15



Vous connaissez mon goût pour la mode ?

Toutes les nouveautés, tout ce qui vient de sortir 
il me le faut !


D'ailleurs, cet après midi, je lisais très attentivement ma revue de mode préférée

voui ...c'est vrai ....  j'ai un peu de retard dans mes lectures, elle est du mois d'avril



heuuuuuu



en fait, en regardant mieux, je me rend compte que j'ai un peu accumulé le retard  car elle est d'avril ....
1896


mais bon , aucune importance, j'ai vu une pub pour ça !

oui ça !   c'que vous voyez la-haut .... hyper pratique , non ?
  

Quoi !!!!!   vous savez pas c'que c'est ?


bon,  j'vous laisse chercher, j'suis sympa, 
tout le monde ne peut pas être "au top" comme moi



Et  si vous trouvez pas, demain  je vous rajoute un petit indice

J'vous en file un tout de suite d'ailleurs : ça n'a pas de rapport avec la dentelle .

allez, au boulot, on se creuse les méninges !







Ça y est, on est "demain", alors voici mon indice  !!!!!

Hier je vous ai montré l'invention de 1896,
mais en 1882, on avait déjà inventé un objet pour le même usage,
Il est là, à gauche ....



Ahhhhh  c'est facile maintenant, non ?


Non ?  j'ai l'impression que vous faites la grimace ?
Vous trouvez que c'est pure méchanceté de ma part, hein ?
du pur sadisme !
 





hi hi
alors pour me faire pardonner, voici 4 indices supplémentaires :

C'est un accessoire qu'on voit ! (inutile donc de déshabiller la dame ... )
Un seul suffit.
C'est plutôt fait pour porter à l'extérieur.
La publicité dit que ça évite d'avoir des crampes .

Je suis au boulot, alors je vais pas pouvoir vous répondre au fur et à mesure,
mais la Solution est pour ce soir !







Et voilà la réponse : il s'agit d'un

Saute-ruisseau

aussi appelé "Suivez moi jeune homme"

ou encore, de façon moins poétique mais plus explicite, un "relève-jupe"


Pour ne pas salir leur longue jupe lors des promenades, les dames étaient obligées de les soulever légèrement.

Cette petite pince leur permettait de tenir la jupe relevée :
celle de 1896 était attachée à une cordelette fixée à la taille.
Pour celle de 1882, la petite chaînette remplaçait la cordelette.


J'ai vu deux explications sur la façon d'utilser cet accessoire :

La première laisse entendre que la cordelette était assez longue pour ne pas relever la jupe sans qu'on y touche.
La dame devait donc tirer sur la cordelette pour soulever le bas de la robe.
Cela lui évitait de se baisser (ce qui était tout à fait inconvenant !) mais, dans cette hypothèse, elle ne devait pas lâcher la cordelette pour maintenir la jupe relevée.

La deuxième implique que la cordelette était assez courte, et que la dame pinçait le bas de sa robe quand c'était nécessaire.
La jupe restait ainsi relevée sans qu'elle ait besoin de tenir quoi que ce soit, laissant ses mains libres.







Cette deuxième explication semble mieux correspondre à ce qu'en dit la Mode Illustrée (d'où sont issues ces gravures) puisque la chaînette du saute ruisseau de 1882 est assez courte,
et qu'ils précisent bien dans la publicité de 1896 que ce système évitait les crampes,
ce qui veut dire que la dame n'avait pas besoin de tenir sans cesse sa robe relevée.










L'image n'étant peut être pas très nette, je vous recopie le texte de 1896 :

Laquelle de nos lectrices n'a jamais eu à se plaindre de la fatigue occasionnée par le fait de relever sans cesse sa jupe en marchant ?
Ce maintien est parfois si lassant que l'on arrive à éprouver de véritables crampes.
Le petit appareil que nous donnons ici supprime cet ennui.
...

Et voici les explications données pour l'utilisation du saute ruisseau de 1882 :

Par la forme et le volume, c'est une sorte de chaîne ne montre pouvant être mise dans un porte-monnaie.
La chaînette qui compose se relève jupe se termine à chaque bout par un porte-mousqueton anglais qui, légèrement pressé, saisit un anneau qui a été fixé vers la ceinture; et par l'autre extrémité, le porte-mousqueton se rattache à plusieurs petits anneaux cousus sur la robe aux différentes places qui permettent de la draper gracieusement, de telle sorte que ce relève-jupe est à la fois un objet d'utilité et un ornement de toilette.


Je fais remarquer que le la Mode Illustrée de 1882 et 1896 est bien placée pour savoir comment on s'en servait et comment cela s'appelait; hors ils ne parlent que de" relève-jupe", sans faire allusion aux autres noms.

Sont-ce des appellations tardives, ou avaient elles une connotation un peu trop coquine pour être utilisée dans une revue "de qualité" ?




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